Le rideau est tombé sur l’édition 2010 du prix Sacem de la Guadeloupe, ce samedi 24 avril, sur la scène de l’Artchipel.

Ce prix marque la reconnaissance des auteurs/ compositeurs et éditeurs de musique par leurs pairs.

Il ne s’agissait pas de plébisciter ceux qui avaient pu bénéficier d’une plus forte exposition médiatique, mais de permettre au public de découvrir les meilleurs artistes auxquels ils n’ont pas toujours eu accès au cours des trois dernières années. Le but étant que les Guadeloupéens sachent plus complètement ce qui se crée en Guadeloupe.

On notera dans les différents discours et interventions la volonté de pointer la notion de profession et de métier dès lors que l’on parle d’artistes, d’auteurs, de compositeurs. C’est ainsi qu’il a fallu recadrer la nature des applaudissements : s’ils sont encouragements et récompenses, ils ne peuvent en aucun cas être assimilés à un salaire…

Ont donc été primés (détail en pièce jointe) par un jury attentif

Prix Auteur: Ti Malo

Prix compositeur: Christian Laviso

Prix traditions: Tony Lodin

Prix Gwo Ka: Wozan Monza

Prix Zouk: Richard Birman

Prix musique urbaine: Benz'n

Meuilleur album: Kriyolio

Interprète masculin: PAtrice Hulman

Interprète féminin: Jessica Dorsey

Meilleur concert: Dominique Coco

Révélation: Sadik

Clip: Olivier Ladal

Spécial caraïbes: Bello et Saël

Prix spécial Sacem: Moune Derivel

 Saluons l’intervention du secrétaire général du SISGWA CGTG qui s’est invité dans cette cérémonie, diffusée en direct par conséquent. 

 Le journal télévisé n’en ayant pas fait état, et pour ceux qui ne l’auraient pas vu, nous mettons son discours en ligne.

" Je viens ici, au nom du SISGWA-CGTG, Syndicat des Intermittents du Spectacle de Guadeloupe, saluer les artistes, les techniciens, les organisateurs, tous les partenaires  privés et publics ici présents. 

A travers le Prix SACEM, vous contribuez à montrer au public le meilleur de nous-mêmes. Beaucoup a été fait, il reste encore beaucoup à faire. 

Difficile quête que celle d’atteindre à l’inaccessible beauté ! C’est le premier domaine où se joue l’identité culturelle, ce que nous avons à donner au monde, LE SINGULIER VERS LE PLURIEL.

C’est principalement dans cette optique que nous avons créé, en 2004, le SISGWA. D’abord, pour  IMPULSER UNE NOUVELLE DYNAMIQUE ARTISTIQUE ET CULTURELLE, ensuite, pour que les salariés du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel  parviennent à valoriser, aux yeux des partenaires sociaux et du public guadeloupéens, LEURS IDENTITES PROFESSIONNELLES.

Le seul but d’un syndicat n’est pas de revendiquer. Singulièrement, en Guadeloupe, l’enjeu est d’abord de donner envie à tous d’une VRAIE COMMUNAUTÉ PROFESSIONNELLE DU SPECTACLE. Une connexion de métiers reconnus, pour la construction solidaire d’une âme de pays. 

C’est dans cet esprit que notre syndicat contribue, avec d’autres, à tout ce qui concerne l’insertion et la  professionnalisation des talents. 

Chacun doit pouvoir vivre de son métier, en y mettant du rêve, de la passion et de l’éthique. Ainsi, le plus grand nombre des organisateurs, des diffuseurs et des spectateurs comprendra encore mieux que  VIVRE DANS LA BEAUTE A UN PRIX.

Ce soir, nous sommes heureux d’être de la fête. Je vous remercie".

En pièces jointes, téléchargez la liste complète des nominés et l'édito